Le saviez-vous ?
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Expositions en France

Bennu Gerede à Paris

Exposition du 8 au 10 Mai 2006

Galerie NIKKI DIANA MARQUARDT
9 Place des Vosges
Paris 75004
06 72 96 53 18
01 42 78 21 00
expomarquardtgerede@wanadoo.fr

Bennu Gerede

Diplômée en photographie de l’Ecole Parson’s à Paris, Bennu Gerede a débuté sa carrière professionnelle à Istanbul en tant que portraitiste et photographe de mode. Elle travaille depuis plusieurs années à un livre de portraits (d’artistes,écrivains, acteurs…), encore à paraître.Gerede a récemment présenté SOUMISSION pour la première fois en solo à la Galerist d’Istanbul. Elle décrit ses plus belles réussites comme étant ses trois fils, sa participation à de nombreuses expositions de photo à travers le monde, ainsi que sa collaboration à différents longs métrages et sa récompense pour ‘meilleure actrice’. Actuellement, Bennu Gerede est à l’affiche des films du créateur Hussein Chalayan, "Place to Passage" et "Anaesthetics".

 

Soumission

Les images hyperréalistes de la photographe Turque Bennu Gerede détournent, non sans ironie, les codes de la photo de mode afin de dénoncer l’oppression des femmes, soumises à des coutumes et des croyances archaïques. L’impact de ces images nous assène que dans certaines régions du monde, les femmes sont encore confrontées à l’horreur de l’esclavage moderne, notamment par le biais de mariages forcés (et l’assassinat en cas d’adultère), la négation du droit des filles à une éducation, ainsi que le travail des mineures.

L’éclatante modernité de ces images léchées et la mise en scène inquiétante de Gerede soulignent efficacement le clash culturel et générationnel qui surgit là où la tradition cantonne les femmes à des rôles féodaux et obsolètes. Par ailleurs, ces représentations sont incarnées par différentes figures contemporaines Turques (actrices, mannequins, designers, danseuse du ventre…), personnalités engagées, choisies spécifiquement par l’artiste pour chacune de ses compositions.

L’exposition nous fait donc traverser les moments les plus significatifs de la vie de ces femmes, enfermées dans leur condition d’objet déshumanisé, d’être de seconde classe, spectatrices de leur propre vie.